Imre Kertész · Arts & littérature
Imre Kertész est né à Budapest le 9 novembre 1929 de László Kertész et d'Aranka Jakab, des parents juifs laïques, et a grandi en juif non pratiquant, et, selon les mots de l'Académie suédoise, il tenait son lien à la notion de juif pour une définition que l'ennemi lui avait imposée ; en 1940, il a été placé au lycée dans une classe spéciale pour élèves juifs.
9 novembre 1929, Budapest, Hongrie — 31 mars 2016, Budapest, Hongrie
Budapest · Berlin
Origines et jeunesse
Imre Kertész est né à Budapest le 9 novembre 1929 de László Kertész et d'Aranka Jakab, des parents juifs laïques, et a grandi en juif non pratiquant, et, selon les mots de l'Académie suédoise, il tenait son lien à la notion de juif pour une définition que l'ennemi lui avait imposée ; en 1940, il a été placé au lycée dans une classe spéciale pour élèves juifs.
Travail et carrière
En 1944, à quatorze ans, il a été pris dans une rafle de police sur le chemin de l'école et déporté avec des milliers d'autres Juifs de Budapest à Auschwitz, où il a échappé à la mort immédiate en se disant âgé de seize ans et ouvrier. De là, il a été envoyé à Buchenwald et libéré en 1945 ; un rapport du camp daté du 18 février 1945, que le mémorial de Buchenwald lui a envoyé alors qu'il préparait sa conférence Nobel, avait inscrit le détenu 64 921, Imre Kertész, parmi les morts du jour.
De retour à Budapest, il a travaillé pour le journal Világosság jusqu'à son renvoi en 1951 et, après deux ans de service militaire, il a vécu en écrivain indépendant et en traducteur de Nietzsche, Freud, Wittgenstein et Canetti. Son premier roman, Être sans destin, où György Köves, quinze ans, est déporté et survit en prenant les camps pour une existence quotidienne comme une autre, a d'abord été refusé et, publié en 1975, a été accueilli par le silence.
Il a raconté ce silence dans Le Refus, en 1988, et a achevé la trilogie avec Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas, en 1990, un titre qui renvoie à la prière juive pour les morts.
Reconnaissance
Le 10 octobre 2002, l'Académie suédoise lui a décerné, à lui seul, le prix Nobel de littérature pour une œuvre qui défend l'expérience fragile de l'individu contre l'arbitraire barbare de l'histoire, le premier attribué à un écrivain hongrois.
Dernières années
Dans sa conférence Nobel, à Stockholm, le 7 décembre 2002, il a évoqué ce rapport et résumé son histoire : en somme, je suis mort une fois pour pouvoir vivre. Il a écrit le scénario du film tiré d'Être sans destin en 2005, a partagé ses dernières années entre Budapest et Berlin, et est mort chez lui à Budapest le 31 mars 2016, à quatre-vingt-six ans, après des années de maladie de Parkinson.
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Source : Wikipedia — Imre Kertész / NobelPrize.org Literature 2002
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Imre Kertész est né à Budapest le 9 novembre 1929 de László Kertész et d'Aranka Jakab, des parents juifs laïques, et a grandi en juif non pratiquant, et, selon les mots de l'Académie suédoise, il tenait son lien à la notion de juif pour une définition que l'ennemi lui avait imposée ; en 1940, il a été placé au lycée dans une classe spéciale pour élèves juifs.
Source : Wikipedia — Imre Kertész / NobelPrize.org Literature 2002
