Dossier Israël
Depuis 1948, Israël a survécu à des guerres répétées — et a signé la paix chaque fois qu'un partenaire l'a voulu. Chronologie factuelle, datée et sourcée.
Retour au dossier IsraëlChaque événement est résumé en deux phrases, sans polémique, avec sa source.
Le 14 mai 1948, au lendemain de la déclaration d'indépendance d'Israël, les armées de cinq États arabes envahissent le territoire de l'ancien mandat britannique. Les combats s'achèvent par les accords d'armistice conclus de février à juillet 1949.
Source : Office of the Historian, U.S. Department of State, « The Arab-Israeli War of 1948 » — https://history.state.gov/milestones/1945-1952/arab-israeli-war (consulté le 2026-07-05)
Fin octobre 1956, après la nationalisation du canal de Suez et le blocus du détroit de Tiran, Israël entre dans le Sinaï, suivi d'une intervention franco-britannique. Sous pression américaine et soviétique, Israël se retire du Sinaï en mars 1957.
Source : Encyclopaedia Britannica, « Arab-Israeli wars » — https://www.britannica.com/event/Arab-Israeli-wars (consulté le 2026-07-05)
Du 5 au 10 juin 1967, après le blocus du détroit de Tiran et la concentration de troupes égyptiennes dans le Sinaï, Israël combat l'Égypte, la Jordanie et la Syrie. En six jours, Israël prend le Sinaï, la Cisjordanie, Jérusalem-Est et le plateau du Golan.
Source : Encyclopaedia Britannica, « Arab-Israeli wars » — https://www.britannica.com/event/Arab-Israeli-wars (consulté le 2026-07-05)
Après 1967, l'Égypte mène le long du canal de Suez une guerre d'usure faite de duels d'artillerie et de raids, particulièrement intense de mars 1969 à l'été 1970. Un cessez-le-feu négocié par les États-Unis entre en vigueur en août 1970.
Source : Tsahal (IDF), « What Was the War of Attrition? (1967–1970) » — https://www.idf.il/en/mini-sites/wars-and-operations/the-war-of-attrition/ ; Encyclopaedia Britannica — https://www.britannica.com/event/War-of-Attrition-1969-1970 (consultés le 2026-07-05)
Le 6 octobre 1973, jour de Yom Kippour, l'Égypte et la Syrie attaquent par surprise dans le Sinaï et sur le Golan. Après de lourdes pertes puis un retournement militaire israélien, le cessez-le-feu s'impose avec la résolution 340 de l'ONU le 25 octobre 1973.
Source : Office of the Historian, U.S. Department of State, « The 1973 Arab-Israeli War » — https://history.state.gov/milestones/1969-1976/arab-israeli-war-1973 (consulté le 2026-07-05)
Le 6 juin 1982, après la tentative d'assassinat de son ambassadeur à Londres et des années d'attaques de l'OLP depuis le Liban, Israël envahit le sud du Liban et assiège Beyrouth. Israël maintient ensuite une zone de sécurité au Sud-Liban jusqu'à son retrait en mai 2000.
Source : Office of the Historian, U.S. Department of State, « The Reagan Administration and Lebanon, 1981–1984 » — https://history.state.gov/milestones/1981-1988/lebanon (consulté le 2026-07-05)
Soulèvement palestinien déclenché en décembre 1987 dans la bande de Gaza puis en Cisjordanie : émeutes, jets de pierres, grèves et attaques, suivis d'une répression et d'un lourd bilan humain des deux côtés. Il prend fin avec la signature des accords d'Oslo en septembre 1993.
Source : Encyclopaedia Britannica, « intifada » — https://www.britannica.com/topic/intifada (consulté le 2026-07-05)
Déclenchée en septembre 2000 après l'échec du sommet de Camp David II, elle est marquée par des vagues d'attentats-suicides contre des civils israéliens et des opérations militaires israéliennes de grande ampleur. Elle est généralement considérée comme achevée en 2005, après le sommet de Charm el-Cheikh (février 2005).
Source : Encyclopaedia Britannica, « intifada » — https://www.britannica.com/topic/intifada (consulté le 2026-07-05)
Le 12 juillet 2006, le Hezbollah tue des soldats israéliens et en enlève deux lors d'un raid transfrontalier, déclenchant 34 jours de guerre. Les hostilités cessent le 14 août 2006 en application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU (11 août 2006).
Source : Conseil de sécurité de l'ONU, résolution S/RES/1701 (2006) — https://docs.un.org/en/S/RES/1701(2006) (consulté le 2026-07-05)
Du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, Israël mène une offensive aérienne puis terrestre dans la bande de Gaza en réponse aux tirs de roquettes du Hamas sur ses villes du sud. Un cessez-le-feu négocié par l'Égypte met fin aux combats.
Source : RAND Corporation, « From Cast Lead to Protective Edge: Lessons from Israel's Wars in Gaza » — https://www.rand.org/pubs/research_reports/RR1888.html (consulté le 2026-07-05)
Du 14 au 21 novembre 2012, huit jours de frappes israéliennes contre les capacités de tir du Hamas et de tirs de roquettes sur Israël, jusqu'au cessez-le-feu négocié par l'Égypte le 21 novembre 2012.
Source : RAND Corporation, « From Cast Lead to Protective Edge: Lessons from Israel's Wars in Gaza » — https://www.rand.org/pubs/research_reports/RR1888.html (consulté le 2026-07-05)
Du 8 juillet au 26 août 2014, cinquante jours de guerre entre Israël et le Hamas : frappes aériennes, tirs de roquettes et opération terrestre contre les tunnels d'attaque. Un cessez-le-feu négocié par l'Égypte est conclu le 26 août 2014.
Source : RAND Corporation, « From Cast Lead to Protective Edge: Lessons from Israel's Wars in Gaza » — https://www.rand.org/pubs/research_reports/RR1888.html (consulté le 2026-07-05)
Du 10 au 21 mai 2021, onze jours d'affrontements : plus de 4 000 roquettes tirées de Gaza vers Israël et frappes israéliennes sur les infrastructures du Hamas, jusqu'au cessez-le-feu du 21 mai 2021.
Source : American Jewish Committee (AJC), « Timeline: Key Events in the Israel-Arab and Israeli-Palestinian Conflict » — https://www.ajc.org/IsraelConflictTimeline (consulté le 2026-07-05)
Guerre déclenchée par l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, la plus meurtrière de l'histoire d'Israël, suivie d'une campagne israélienne majeure dans la bande de Gaza visant le Hamas et la libération des otages. Un accord de cessez-le-feu et de libération des otages est entré en vigueur en octobre 2025.
Source : Gouvernement d'Israël, « Swords of Iron: War in the South – Hamas' Attack on Israel » — https://www.gov.il/en/pages/swords-of-iron-war-in-the-south-7-oct-2023 (référencé le 2026-07-05)
Dès le 8 octobre 2023, le Hezbollah ouvre un front au nord d'Israël ; plus d'un an de tirs transfrontaliers déplace des dizaines de milliers d'habitants des deux côtés, avant une escalade majeure en septembre-octobre 2024. Un accord de cessation des hostilités entre en vigueur le 27 novembre 2024.
Source : Texte de l'accord du 26-27 novembre 2024 (PA-X, Univ. d'Édimbourg) — https://www.peaceagreements.org/media/documents/IL_LB_241126_Announcement_of_a_Cessation_of_Hostilities_and_Related_Commitments.pdf ; CNN, 27/11/2024 — https://www.cnn.com/world/live-news/israel-hezbollah-ceasefire-deal-gaza-war-11-27-24-intl-hnk (consultés le 2026-07-05)
Le 13-14 avril 2024, l'Iran lance environ 300 drones et missiles sur Israël, interceptés à 99 % par Israël et une coalition de partenaires ; le 1er octobre 2024, environ 200 missiles balistiques iraniens sont tirés. Israël riposte par des frappes ciblées les 19 avril et 26 octobre 2024.
Source : Al Jazeera, 14/04/2024 — https://www.aljazeera.com/news/2024/4/14/iran-attacks-israel-with-over-300-drones-missiles-what-you-need-to-know ; CNN, 13/04/2024 — https://www.cnn.com/2024/04/13/middleeast/iran-drones-attack-israel-intl-latam (consultés le 2026-07-05)
Du 13 au 24 juin 2025, guerre ouverte entre Israël et l'Iran : frappes israéliennes sur les installations nucléaires et militaires iraniennes, ripostes iraniennes par missiles balistiques sur Israël. Un cessez-le-feu négocié avec la médiation des États-Unis et du Qatar entre en vigueur le 24 juin 2025.
Source : Encyclopaedia Britannica, « 12-Day War (June 2025) » — https://www.britannica.com/event/12-Day-War ; Al Jazeera, 24/06/2025 — https://www.aljazeera.com/news/2025/6/24/israel-and-iran-agree-ceasefire-amid-waves-of-missiles (consultés le 2026-07-05)
La même chronologie contient aussi la paix : Égypte, Jordanie, Oslo, Accords d'Abraham.
Sous l'égide de l'ONU et la médiation de Ralph Bunche (prix Nobel de la paix 1950), Israël signe des armistices avec l'Égypte (24 février), le Liban (23 mars), la Jordanie (3 avril) et la Syrie (20 juillet 1949). Ces accords fixent la « Ligne verte », référence jusqu'en 1967.
Source : Bibliothèque numérique de l'ONU, « Armistice agreements between Israel and Lebanon, Syria, Jordan and Egypt 1949 » — https://digitallibrary.un.org/record/413258 (consulté le 2026-07-05)
Les accords de Camp David, négociés du 5 au 17 septembre 1978 entre Menahem Begin et Anouar el-Sadate sous l'égide de Jimmy Carter, ouvrent la voie au traité de paix israélo-égyptien signé le 26 mars 1979 — la première paix entre Israël et un État arabe. Begin et Sadate reçoivent le prix Nobel de la paix 1978.
Source : Office of the Historian, U.S. Department of State, « Camp David Accords and the Arab-Israeli Peace Process » — https://history.state.gov/milestones/1977-1980/camp-david (consulté le 2026-07-05)
Le 13 septembre 1993, Israël et l'OLP signent à Washington une Déclaration de principes instaurant une reconnaissance mutuelle et une autonomie palestinienne intérimaire. L'accord d'Oslo II (Taba, 28 septembre 1995) organise la Cisjordanie en zones A, B et C.
Source : Office of the Historian, U.S. Department of State, « The Oslo Accords and the Arab-Israeli Peace Process » — https://history.state.gov/milestones/1993-2000/oslo (consulté le 2026-07-05)
Le 26 octobre 1994, Israël et la Jordanie signent un traité de paix au poste-frontière de l'Arava (Wadi Araba), mettant fin à 46 ans d'état de guerre et réglant les questions de frontière et de partage de l'eau. C'est la deuxième paix d'Israël avec un État arabe.
Source : ONU Peacemaker, « Treaty of Peace Between the State of Israel and the Hashemite Kingdom of Jordan, 26 October 1994 » — https://peacemaker.un.org/sites/default/files/document/files/2024/05/il20jo941026peacetreatyisraeljordan.pdf (consulté le 2026-07-05)
Le 15 septembre 2020, à la Maison-Blanche, Israël normalise ses relations avec les Émirats arabes unis et Bahreïn par la déclaration des accords d'Abraham, rejoints ensuite par le Maroc (décembre 2020) et le Soudan (janvier 2021). Premières normalisations arabo-israéliennes depuis 1994.
Source : U.S. Department of State, « The Abraham Accords » — https://www.state.gov/the-abraham-accords ; texte signé du 15/09/2020 — https://www.state.gov/wp-content/uploads/2020/10/Abraham-Accords-signed-FINAL-15-Sept-2020-508-1.pdf (consultés le 2026-07-05)
Les accords signés ne disent pas tout : il y a aussi les territoires rendus sans contrepartie et les offres restées sans réponse. Voici ce qui a été concédé ou proposé, avec les dates, les chiffres — et ce qui a suivi.
En application du traité avec l'Égypte, Israël se retire de la totalité du Sinaï — environ soixante mille kilomètres carrés, trois fois sa propre superficie. Les bases aériennes d'Etzion et d'Eitam sont démantelées, les champs pétroliers d'Alma, qu'Israël avait mis en exploitation, sont rendus, et les localités de Yamit et des environs sont évacuées en avril 1982. C'est le plus vaste territoire jamais rendu par Israël, et cette paix tient depuis plus de quarante ans.
Le 24 mai 2000, après dix-huit ans, Israël retire ses forces du Liban sud sans qu'aucun accord ne lui soit consenti en échange. Le 16 juin, le Secrétaire général des Nations unies certifie que le retrait est complet derrière la ligne tracée par l'ONU. Le Hezbollah reste en place et s'arme.
Source : Nations unies — FINUL, historique du retrait israélien certifié le 16 juin 2000
À Camp David, en juillet 2000, Ehoud Barak avance devant Bill Clinton la première offre israélienne d'un État palestinien. Le 23 décembre, Clinton énonce ses paramètres : un État sur quatre-vingt-quatorze à quatre-vingt-seize pour cent de la Cisjordanie, avec un échange de territoires de un à trois pour cent, la souveraineté palestinienne sur les quartiers arabes de Jérusalem et sur l'esplanade des Mosquées. Israël accepte le cadre. Clinton écrit dans ses mémoires que les réserves de Yasser Arafat le plaçaient en dehors.
Source : Texte des paramètres Clinton, 23 décembre 2000 ; Bill Clinton, « My Life » (2004)
À Taba, en janvier 2001, les négociateurs israéliens vont plus loin encore : la totalité de la bande de Gaza et environ quatre-vingt-douze pour cent de la Cisjordanie, avec un échange de trois pour cent. Les négociateurs des deux camps ont dit que c'était le point le plus proche jamais atteint. Les élections israéliennes, un mois plus tard, y ont mis fin.
Source : « Non-paper » Moratinos sur les pourparlers de Taba, janvier 2001 (document ONU)
Ariel Sharon l'a décidé seul, contre une grande partie de son propre camp. Du 15 au 22 août 2005, Israël évacue vingt et une localités de la bande de Gaza et quatre du nord de la Cisjordanie : plus de huit mille personnes. Les deux tiers partent avec une indemnisation ; les autres sont portés dehors, maison par maison, par quatorze mille de leurs propres soldats et policiers. À partir du 28 août, les quarante-huit tombes du cimetière de Gouch Katif sont ouvertes et les morts réinhumés en Israël, leurs familles observant un second jour de deuil. Le dernier soldat quitte la bande le 12 septembre. L'opération coûte à Israël environ deux milliards de dollars, dont 3,8 milliards de shekels d'indemnisations. Rien n'a été demandé en échange et aucun accord n'a été signé.
Source : Wikipedia — Israeli disengagement from the Gaza Strip ; Yeshivat Har Etzion, « 13 August 2005 »
Israël laisse les serres. Environ trois mille d'entre elles sont rachetées quatorze millions de dollars par des donateurs réunis par James Wolfensohn, envoyé du Quartette, qui met cinq cent mille dollars de sa poche, et remises à des coopératives palestiniennes pour que la production continue sans interruption. Elles sont pillées dans les jours qui suivent, la police palestinienne assistant à la scène et, par endroits, y prenant part. Israël avait décidé de ne pas détruire les synagogues : la foule les incendie et les bulldozers de l'Autorité palestinienne rasent ce qu'il en reste en moins de vingt-quatre heures.
Source : NPR, 15 août 2005 ; NBC News, « Looters strip Gaza greenhouses », septembre 2005
Les tirs de roquettes et de mortiers depuis Gaza ne cessent pas : ils augmentent. Deux mille huit cent sept roquettes et obus de mortier sont tirés sur Israël en 2007, trois mille cent trois en 2008. Le 25 juin 2006, un commando passe sous la frontière à Kerem Shalom, tue deux soldats et enlève Gilad Shalit, détenu cinq ans ; Israël répond dans Gaza par l'opération « Pluies d'été », et échangera en 2011 mille vingt-sept prisonniers contre lui. Précision nécessaire : la guerre de l'été 2006 dont on se souvient est un autre front — le Hezbollah, depuis le Liban, à partir du 12 juillet.
En septembre 2008, Ehoud Olmert pose une carte devant Mahmoud Abbas : quatre-vingt-treize virgule sept pour cent de la Cisjordanie, cinq virgule huit pour cent de territoire israélien en échange, un corridor vers Gaza pour le reste, et le bassin sacré de Jérusalem sous une tutelle internationale. Selon le récit d'Olmert, Abbas demande à emporter la carte pour l'étudier ; Olmert refuse qu'elle sorte de la pièce. Ils ne se sont jamais revus.
Source : Haaretz, 12 août 2008 ; The Media Line — carte dévoilée par Ehud Olmert
Cette liste n'attribue aucune faute et ne conclut rien sur les intentions de quiconque. Elle établit une chose, vérifiable ligne à ligne : ce qu'Israël a rendu, démantelé ou proposé, et quand. Ce que d'autres en ont fait est rapporté avec la même exigence de source.
La reconnaissance diplomatique est l'autre face des accords de paix : ce que les États disent d'Israël quand ils ne signent rien.
169 des 192 autres États membres de l'ONU reconnaissent Israël, dont sept qui ont rompu ou suspendu leurs relations diplomatiques. Vingt-trois ne le reconnaissent pas. Le dénominateur est 192 et non 193 : Israël ne peut pas se reconnaître lui-même.
Sept entités hors ONU reconnaissent aussi Israël : Taïwan depuis 1949, le Saint-Siège, les îles Cook, Nioué, le Kosovo, la Palestine depuis les lettres d'Oslo de 1993, et le Somaliland depuis le 26 décembre 2025, Israël étant le premier État au monde à l'avoir reconnu. Siéger à l'ONU ne fait pas un État : la convention de Montevideo de 1933 tient que l'existence politique d'un État est indépendante de sa reconnaissance par les autres.
Les Comores et les Maldives sont comptées mais trop petites pour être dessinées à cette résolution. Les chiffres viennent des données, jamais du nombre de formes coloriées.
Source : Wikipedia — International recognition of Israel, 2026-08-14
Israël n'a jamais engagé le premier une attaque ni une guerre contre un État qui le reconnaissait.
L'inverse n'est pas vrai.
Israël, lui, a été attaqué par des États qui le reconnaissaient, ou qui avaient rompu leurs relations avec lui. En octobre 1973, Cuba, qui reconnaît Israël depuis 1949 et ne l'a jamais dédit, a envoyé des troupes et du matériel en Syrie contre lui, un mois après avoir rompu ses relations diplomatiques. L'Iran avait des relations avec Israël depuis 1950 ; il les a rompues et a retiré sa reconnaissance en 1979, et l'attaque directement depuis. La reconnaissance n'a donc jamais protégé personne d'Israël, puisqu'elle n'avait rien à protéger ; elle n'a pas davantage empêché d'attaquer Israël.
Vérification faite conflit par conflit sur les dix-sept guerres et conflits recensés ci-dessus, en confrontant chaque État adversaire à son statut à la date des faits. Les adversaires non étatiques sortent du champ : la reconnaissance est un acte entre États.
Le cas qu'on oppose d'ordinaire est Entebbe, seule fois où la force israélienne a atteint l'armée d'un État qui reconnaissait Israël : des soldats ougandais tués, des MiG détruits au sol, le 4 juillet 1976. Il sort du critère par les deux bouts, et c'est l'Ouganda qui a frappé le premier. Ses soldats ont gardé les otages, et le 29 juin ce sont eux qui ont ouvert la cloison par laquelle les passagers israéliens ont été séparés des autres : les forces armées d'un État ont trié les ressortissants d'un autre. L'Ouganda avait rompu ses relations diplomatiques le 30 mars 1972, quatre ans plus tôt. Et la séquence désigne qui a commencé : le vol Air France 139 est détourné le 27 juin par le FPLP-OS et les Cellules révolutionnaires, l'Ouganda accueille l'avion, ses soldats gardent les otages, Amin leur rend visite, et le 29 juin ce sont des soldats ougandais qui ouvrent la cloison par laquelle les passagers israéliens sont séparés des autres. Menace de les tuer à partir du 1er juillet ; Israël intervient sept jours après le détournement. À noter aussi : le secrétaire général de l'ONU a qualifié le raid d'atteinte grave à la souveraineté d'un État membre, et le Conseil de sécurité n'a adopté aucune résolution.
Ce constat ne désigne pas de responsable, et il est publié sans conclusion sur les causes. La reconnaissance suit souvent la paix plutôt qu'elle ne la précède : l'Égypte reconnaît en signant, en 1979, la Jordanie en 1994, les pays des Accords d'Abraham en 2020. Une part de la corrélation est donc mécanique. Le lecteur tire ses propres conclusions.
Les faits établis de l'attaque du Hamas — le jour le plus meurtrier pour le peuple juif depuis la Shoah. Chaque fait est sourcé.
1 183 personnes ont été tuées en Israël le 7 octobre 2023 — décompte nominatif de la commission parlementaire britannique du 7 octobre, qui a documenté chaque mort une par une. Le ministère israélien des Affaires étrangères avait communiqué « environ 1 200 » en novembre 2023, après avoir ramené à la baisse une première estimation de 1 400. La première édition du rapport donnait 1 182 : un otage que l'on croyait enlevé vivant a depuis été confirmé tué le 7 octobre même, son corps emporté à Gaza.
Source : 7 October Parliamentary Commission (APPG UK-Israël), présidée par Lord Roberts of Belgravia, 2e édition, mars 2026 — https://www.7octparliamentarycommission.co.uk/s/Second-Edition-7-October-Parliamentary-Commission-Report.pdf ; MAE israélien via AFP/Reuters, The Times of Israel, 12/11/2023 — https://www.timesofisrael.com/israel-revises-death-toll-from-oct-7-hamas-assault-dropping-it-from-1400-to-1200/
Plus de 4 000 blessés ont été pris en charge dans les hôpitaux israéliens : blessures par balle, éclats de grenade et brûlures. Des centres de traumatologie comme ceux de Soroka et de Barzilaï ont été submergés de cas graves, qu'ils ont traités sous les tirs de roquettes.
Source : 7 October Parliamentary Commission (APPG UK-Israël), présidée par Lord Roberts of Belgravia, 2e édition, mars 2026 — https://www.7octparliamentarycommission.co.uk/s/Second-Edition-7-October-Parliamentary-Commission-Report.pdf
251 personnes ont été enlevées vers Gaza le 7 octobre : 209 vivantes et 42 déjà mortes, dont les corps ont été emportés. Le chiffre de 255 d'abord avancé par le gouvernement israélien ne distinguait pas les deux cas et incluait quatre personnes retenues à Gaza depuis 2014-2015, dont deux corps.
Source : 7 October Parliamentary Commission (APPG UK-Israël), présidée par Lord Roberts of Belgravia, 2e édition, mars 2026 — https://www.7octparliamentarycommission.co.uk/s/Second-Edition-7-October-Parliamentary-Commission-Report.pdf
Trente-deux localités civiles de l'enveloppe de Gaza — kibboutzim et mochavim — ont été attaquées, et 416 personnes y ont été tuées en quelques heures. Sur les 251 otages, 183 venaient de ces villages.
Source : 7 October Parliamentary Commission (APPG UK-Israël), présidée par Lord Roberts of Belgravia, 2e édition, mars 2026 — https://www.7octparliamentarycommission.co.uk/s/Second-Edition-7-October-Parliamentary-Commission-Report.pdf
Au festival de musique Nova, près de Re'im, la police israélienne annonçait 364 morts et 40 enlèvements le 17 novembre 2023 ; la commission parlementaire compte plus de 370 morts, en y incluant quatre personnes tuées en fuyant jusqu'à l'entrée du kibboutz Be'eri. Entre 50 et 60 % des victimes ne sont pas mortes sur le site du festival mais pendant leur fuite : mitraillées dans leurs voitures, ou tuées à la grenade dans les abris en bordure de route où elles s'étaient réfugiées.
Source : 7 October Parliamentary Commission (APPG UK-Israël), présidée par Lord Roberts of Belgravia, 2e édition, mars 2026 — https://www.7octparliamentarycommission.co.uk/s/Second-Edition-7-October-Parliamentary-Commission-Report.pdf ; police israélienne (17/11/2023) et enquête de Tsahal (2025), The Times of Israel — https://www.timesofisrael.com/
Au kibboutz Be'eri, l'un des plus durement frappés, 101 civils et 31 membres des forces de sécurité ont été tués et 32 personnes prises en otage — environ un habitant sur dix a péri, selon l'enquête de Tsahal publiée en juillet 2024.
Source : Enquête de Tsahal (juillet 2024) ; The Times of Israel — https://www.timesofisrael.com/failure-and-slaughter-idfs-beeri-probe-shows-armys-colossal-errors-residents-bravery/ (consulté le 2026-07-05)
Au kibboutz Kfar Aza, environ 62 personnes ont été tuées et 19 enlevées ; au kibboutz Nir Oz, 117 des quelque 400 habitants ont été tués ou enlevés — près d'un quart de la communauté.
Source : The Times of Israel, 06/10/2024 — https://www.timesofisrael.com/a-year-after-oct-7-kfar-aza-and-nir-oz-are-mostly-empty-with-residents-in-anguish/ (consulté le 2026-07-05)
Des ressortissants de 44 pays ont été tués ou enlevés le 7 octobre. Le plus grand groupe de victimes étrangères était thaïlandais : des ouvriers agricoles employés dans les kibboutzim et les mochavim.
Source : 7 October Parliamentary Commission (APPG UK-Israël), présidée par Lord Roberts of Belgravia, 2e édition, mars 2026 — https://www.7octparliamentarycommission.co.uk/s/Second-Edition-7-October-Parliamentary-Commission-Report.pdf
Plus de 90 % des personnes tuées ou enlevées étaient des citoyens israéliens — juifs, Arabes israéliens et Bédouins. Beaucoup des Israéliens tués avaient aussi une seconde nationalité.
Source : 7 October Parliamentary Commission (APPG UK-Israël), présidée par Lord Roberts of Belgravia, 2e édition, mars 2026 — https://www.7octparliamentarycommission.co.uk/s/Second-Edition-7-October-Parliamentary-Commission-Report.pdf
Environ 7 000 personnes ont pris part à l'attaque : 3 800 des forces d'élite Nukhba et des brigades Izz al-Din al-Qassam du Hamas, 2 200 venues d'autres groupes armés — dont le Djihad islamique palestinien — et de civils gazaouis, et 1 000 restées à Gaza pour servir les lance-roquettes et fournir l'appui tactique.
Source : 7 October Parliamentary Commission (APPG UK-Israël), présidée par Lord Roberts of Belgravia, 2e édition, mars 2026 — https://www.7octparliamentarycommission.co.uk/s/Second-Edition-7-October-Parliamentary-Commission-Report.pdf
L'attaque n'a pas été improvisée. La date exacte du début de la planification n'est pas connue, mais le concept aurait pris forme avant 2014 et les préparatifs officiels ont commencé en 2021. En 2018, le Hamas avait créé la « Joint Room for Palestinian Resistance Factions », une alliance destinée à coordonner les opérations contre Israël : chacun des groupes qui la composaient a participé au 7 octobre.
Source : 7 October Parliamentary Commission (APPG UK-Israël), présidée par Lord Roberts of Belgravia, 2e édition, mars 2026 — https://www.7octparliamentarycommission.co.uk/s/Second-Edition-7-October-Parliamentary-Commission-Report.pdf
Rapporté à la population, le 7 octobre est l'attentat terroriste le plus meurtrier depuis que la Global Terrorism Database a commencé à compter, en 1970 : un peu plus d'un Israélien tué sur dix mille. En valeur absolue, c'est le troisième attentat le plus meurtrier à ce jour, derrière le 11 septembre 2001, qui fit près de 3 000 morts aux États-Unis. Ces 1 183 morts équivalent à peu près au nombre d'Israéliens tués pendant les cinq années de la seconde Intifada.
Source : 7 October Parliamentary Commission (APPG UK-Israël), présidée par Lord Roberts of Belgravia, 2e édition, mars 2026 — https://www.7octparliamentarycommission.co.uk/s/Second-Edition-7-October-Parliamentary-Commission-Report.pdf
Le 7 octobre 2023 est le jour le plus meurtrier pour le peuple juif depuis la Shoah, et le plus meurtrier de l'histoire d'Israël — un constat repris notamment par la USC Shoah Foundation, qui recueille les témoignages des survivants.
Source : CNN / USC Shoah Foundation, 09/11/2023 — https://www.cnn.com/2023/11/09/us/shoah-foundation-records-october-7-testimonies/index.html ; The Times of Israel — https://www.timesofisrael.com/was-hamass-attack-on-saturday-the-bloodiest-day-for-jews-since-the-holocaust/
Le 7 octobre, le Hamas est venu assassiner des Juifs — le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah : 1 183 personnes tuées en une seule journée et 251 otages. Les victimes ne furent pas seulement juives : plus de 90 % des tués et des enlevés étaient citoyens israéliens — juifs, Arabes israéliens et Bédouins — et l'on compte parmi eux des ressortissants de 44 pays, au premier rang desquels des ouvriers agricoles thaïlandais. Rapporté à la population juive d'Israël à la date de l'attaque (7,18 millions), c'est 0,0165 % du peuple visé, tué en un jour. Choisis ton pays pour comprendre ce que cela représente, à population égale.
Calcul : proportion des victimes du 7 octobre rapportée à la population JUIVE d'Israël à la date de l'attaque (1 183 tués, 251 otages, 7,18 M de Juifs — bureau central des statistiques d'Israël, fin 2023), appliquée à la population totale de chaque pays (Banque mondiale, mi-2023). Bilan : commission parlementaire britannique du 7 octobre, 2e édition, mars 2026 ; le ministère israélien des Affaires étrangères avait communiqué « environ 1 200 » en novembre 2023.
Pour aller plus loin, les sites officiels et bases documentaires de référence :
7 October Parliamentary Commission (APPG UK-Israël)
Commission présidée par Lord Roberts of Belgravia. Son rapport, dont la deuxième édition date de mars 2026, documente chacun des morts du 7 octobre et nomme les 251 otages. Ce n'est pas une publication officielle du Parlement britannique.
Gouvernement d'Israël — portail « Swords of Iron »
Portail officiel du gouvernement israélien sur la guerre « Épées de fer » : informations, services et communications officielles.
Gouvernement d'Israël — « War in the South: Hamas' Attack on Israel »
Page officielle décrivant l'attaque du 7 octobre 2023 et ses conséquences.
Ministère israélien des Affaires étrangères
Site officiel du ministère des Affaires étrangères (mfa.gov.il), source des chiffres officiels du 7 octobre communiqués à l'AFP et à Reuters.
Nova Exhibition — « October 7th, 06:29 AM »
Exposition mémorielle itinérante officielle de la communauté du festival Nova (Tribe of Nova Foundation), présentée à New York, Los Angeles, Berlin, Londres…
Oct7Map — « Mapping the Massacres »
Carte interactive documentant, lieu par lieu, les attaques du 7 octobre 2023.
Hamas-Massacre.net
Base documentaire visuelle des atrocités du 7 octobre (massacre du festival Nova, attaques de domiciles, enlèvements). Avertissement : images très explicites.
Ce que quatre-vingts ans d'attaques ont coûté à un pays de dix millions d'habitants. Les bilans sont ceux de l'État israélien lui-même — l'Institut national d'assurance pour les civils, le ministère de la Défense pour les militaires.
civils assassinés dans des actes hostiles, en remontant à 1851
Un an plus tard, à la veille du Jour du Souvenir 2026, ce total est de 5 313. Le décompte comprend 934 morts depuis le 7 octobre 2023, dont 778 le jour même.
civils assassinés depuis la création de l'État
Les 726 morts qui séparent ce chiffre du précédent sont ceux des années 1851-1947, avant qu'il y ait un État pour les compter.
Source : Institut national d'assurance (Bituah Leumi), 29 avril 2025
tombés au service du pays, comptés depuis 1860
Le ministère de la Défense précise que ce décompte comprend tous les soldats, policiers et membres des services de sécurité morts dans l'année, au combat comme par accident, maladie ou suicide. Le cercle endeuillé militaire compte 59 583 personnes, dont 7 165 entrées depuis le 7 octobre 2023.
Source : Ministère israélien de la Défense, via The Times of Israel, 16 avril 2026
victimes d'actes hostiles reconnues par l'État
Dont 75 995 depuis le 7 octobre 2023 — soit plus des quatre cinquièmes du total en moins de deux ans.
Source : Institut national d'assurance (Bituah Leumi), 29 avril 2025
demandes de pension d'invalidité déposées
24 212 ont été reconnues pour blessure psychique, 1 169 pour blessure physique et 1 048 pour les deux. La blessure invisible est vingt fois plus fréquente que l'autre.
Source : Institut national d'assurance (Bituah Leumi), 29 avril 2025
Les attentats en Israël, ceux commis contre des Juifs ailleurs et les pogroms, dans une seule chronologie. Filtrez, et le compteur suit.
Une sélection, non un recensement : il y a eu des milliers d'attaques en Israël, et prétendre les lister toutes serait faux. Sont retenus les attentats au bilan le plus lourd, et ceux que le pays retient pour ce qu'ils ont visé : des enfants, une famille chez elle, une yeshiva, une synagogue. Le chiffre qui répond vraiment à « combien de victimes » est celui de l'État, donné plus haut : 4 503 civils assassinés et 89 712 victimes reconnues.
Ces attentats-là ont visé des Juifs et des Israéliens hors d'Israël, parce qu'ils étaient juifs ou israéliens. La liste est documentée, non exhaustive : elle retient les attaques meurtrières les mieux établies et laisse de côté celles qui n'ont pas fait de mort. Les pogroms figurent dans le même registre, sous leur propre filtre, pour qu'on les voie sans les confondre. La Shoah n'y est pas : six millions de morts dans un génocide industriel ne sont pas une ligne dans une liste d'attentats, et le dossier Antisémitisme lui est consacré.
dont 4 épisodes au bilan non chiffré, comptés à part
Le compteur additionne les lignes de ce registre, qui est une sélection et non un recensement.
Il n'existe pas de compte officiel unique depuis 1948, et le site n'en fabrique pas. Voici les décomptes documentés, chacun avec sa période et celui qui l'a établi.
roquettes et obus de mortier tirés depuis Gaza entre le retrait israélien et le 7 octobre
≈ 2,7 par jour, sur toute la période — soit un projectile toutes les 8,8 heures
Source : Jewish Virtual Library
projectiles tirés sur Israël en 2007, puis en 2008 — deux années sans guerre déclarée
≈ 8,1 par jour, sur toute la période — soit un projectile toutes les 3 heures
projectiles tirés sur Israël en moins de trois mois
≈ 146,3 par jour, sur toute la période
Source : The New York Times
tirs du Hezbollah depuis le Liban dans les trois premiers mois, sur un second front
≈ 16,5 par jour, sur toute la période — soit un projectile toutes les 1,5 heures
Source : Centre BESA, 7 janvier 2024
Le 11 septembre 2001 a fait 2 977 morts aux États-Unis en un jour. C'est le repère que tout le monde a en tête.
Sur ce pied, le bilan israélien depuis 1948 vaudrait
149 351
Et la seule journée du 7 octobre 2023, rapportée à la population juive d'Israël, vaudrait
55 485
soit 18,6 fois le 11 septembre
44 morts pour 100 000 habitants
Source : Bureau central des statistiques d'Israël, à la veille de Roch Hachana 5787, 9 septembre 2026 · U.S. Census Bureau, 1er juillet 2025 · Institut national d'assurance (Bituah Leumi), 29 avril 2025 · Bureau central des statistiques d'Israël, fin 2023 — population juive à la date de l'attaque · Banque mondiale, SP.POP.TOTL, mi-2023 · 7 October Parliamentary Commission (APPG UK-Israël), présidée par Lord Roberts of Belgravia, 2e édition, mars 2026 : décompte nominatif, chaque mort documenté un par un. Le ministère israélien des Affaires étrangères avait communiqué « environ 1 200 » en novembre 2023.
Le calculateur ne compare pas les bilans du terrorisme d'un pays à l'autre : chaque État compte selon sa propre définition, et une comparaison de définitions incompatibles se démonte en une phrase. Il fait une seule opération, vérifiable de tête : le bilan israélien multiplié par le rapport des populations. Le dénominateur est la population totale d'Israël, non sa seule population juive, parce que les victimes comprennent des citoyens arabes, des Druzes, des Bédouins et des travailleurs étrangers. Cette page ne dit pas ce qu'un autre pays aurait fait à la place d'Israël : personne ne peut le savoir. Elle donne l'ordre de grandeur, et laisse le lecteur conclure.
Un seul pays — environ 0,12 % de l'humanité (~10 millions d'habitants) — concentre plus de condamnations des institutions internationales que n'importe quelle autre nation. Les chiffres ci-dessous sont datés et sourcés.
En 2024, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté 17 résolutions visant nommément Israël — contre 6 pour tout le reste du monde réuni. De 2015 à 2024, elle a voté 173 résolutions contre Israël et 80 contre l'ensemble des autres pays.
Source : UN Watch — décompte des résolutions de l'AGNU 2024 (unwatch.org, déc. 2024)
Israël est le seul pays au monde doté d'un point permanent à l'ordre du jour du Conseil des droits de l'homme de l'ONU (le « Point 7 »), débattu à chaque session — contrairement à l'Iran, la Syrie ou la Corée du Nord. Depuis 2006, le Conseil a adopté environ 85 résolutions contre Israël, plus que contre tout autre État. Le secrétaire général Ban Ki-moon lui-même a critiqué ce ciblage.
Source : UN Watch ; World Jewish Congress ; déclaration du secrétaire général de l'ONU (2016)
En 2026, environ 28 États membres de l'ONU ne reconnaissent toujours pas l'existence même de l'État d'Israël — en très grande majorité des pays musulmans (16 membres de la Ligue arabe et 10 autres membres de l'Organisation de la coopération islamique).
Source : Wikipedia — International recognition of Israel (2026)
Pendant que les institutions internationales se concentrent massivement sur Israël, des conflits bien plus meurtriers ne reçoivent qu'une fraction de cette attention : Syrie — 350 000 à plus de 600 000 morts depuis 2011 ; Yémen — environ 377 000 morts depuis 2014 ; Soudan — de plusieurs dizaines de milliers à environ 150 000 morts depuis 2023 ; Boko Haram au Nigéria — plus de 35 000 tués et plus de 2 millions de déplacés depuis 2009.
Source : ONU OHCHR ; Lancet / LSHTM (2024) ; ACLED ; Global Centre for R2P
Environ 21 % des citoyens d'Israël sont arabes (~2,1 millions en 2024), en majorité musulmans — des citoyens à part entière qui votent, siègent à la Knesset et à la Cour suprême. Et la population palestinienne n'a cessé de croître : Gaza est passée d'environ 240 000 habitants en 1950 à plus de 2 millions ; on compte quelque 15 millions de Palestiniens dans le monde aujourd'hui — une trajectoire démographique difficile à concilier avec l'accusation répétée d'extermination.
Source : Bureau central des statistiques d'Israël (2024) ; Bureau central palestinien des statistiques (2024)
L'armée israélienne émet des avertissements avant ses frappes — appels téléphoniques, SMS, tracts et « frappes d'avertissement » non létales (roof-knocking) — et, via le COGAT, a coordonné l'entrée de centaines de milliers de tonnes d'aide humanitaire, de vivres, d'eau et de matériel médical dans Gaza. Peu d'armées au monde prennent des mesures comparables pour avertir les civils de l'ennemi.
Source : Tsahal (idf.il) ; COGAT / Gaza Aid Data (gaza-aid-data.gov.il)
Israël, c'est environ 22 000 km² — un mouchoir de poche. Choisis un pays pour voir combien de fois il est plus grand qu'Israël.
Superficie d'Israël : ~22 072 km² (frontières incluant Jérusalem-Est et le plateau du Golan). Superficies nationales : estimations standard, en km².
Le seul État juif au monde occupe une fraction infime des terres des mondes arabo-musulman et chrétien.
Israël est le seul État à majorité juive. Les totaux sont la somme des superficies nationales des membres de la Ligue arabe et de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) ; le total chrétien est une estimation approximative de la somme des pays à majorité chrétienne. Sources : Ligue arabe (~13,15 M km²) et OCI (~31,6 M km²) — worlddata.info ; superficies nationales — estimations standard.
Chaque mort civile est une tragédie, quelle que soit la victime. Le propos n'est pas de hiérarchiser les souffrances, mais de documenter une disproportion mesurable : la quantité d'attention, de condamnations et de machinerie institutionnelle dirigée contre un seul petit pays, comparée à des conflits bien plus meurtriers.
Chaque affirmation ci-dessous est attribuée et sourcée à une autorité primaire. Israël a signé la paix chaque fois qu'un partenaire l'a voulu — voir les accords de paix ci-dessus.
Le 14 mai 1948, Israël déclara son indépendance ; le lendemain, 15 mai 1948, les armées régulières de cinq États arabes — l'Égypte, la Transjordanie (Jordanie), la Syrie, le Liban et l'Irak — envahirent, après avoir rejeté le plan de partage de l'ONU (résolution 181 de l'Assemblée générale du 29 novembre 1947).
Source : U.S. Department of State, Office of the Historian, Milestones (2020)
Le Hamas a été classé organisation terroriste par les États-Unis (organisation terroriste étrangère depuis le 8 octobre 1997), l'Union européenne (étendu à l'ensemble du mouvement par la position commune 2003/651/PESC du 12 septembre 2003), le Royaume-Uni (interdit dans son intégralité le 26 novembre 2021, après avoir interdit sa branche militaire en 2001) et le Canada (inscrit au Code criminel depuis 2002).
Source : U.S. Dept of State FTO list (1997); UK Home Office (2021); EU Council (2003); Public Safety Canada
Le Jihad islamique palestinien (JIP) a été classé organisation terroriste étrangère par les États-Unis depuis le 8 octobre 1997, figure sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne (depuis le 27 décembre 2001) et est une entité terroriste inscrite au Canada.
Source : U.S. Dept of State FTO list (1997); EU Council (2001); Public Safety Canada
Le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) a été classé organisation terroriste étrangère par les États-Unis depuis le 8 octobre 1997, figure sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne et est une entité terroriste inscrite au Canada.
Source : U.S. Dept of State FTO list (1997); EU Council; Public Safety Canada
La charte du Hamas publiée le 18 août 1988 appelle à la destruction de l'État d'Israël (son article 7 déclare que le mouvement combattra jusqu'à ce que « l'Islam anéantisse » Israël) et contient des passages explicitement antisémites ; un document du Hamas de 2017 a réitéré le rejet de l'État d'Israël tout en présentant son langage en des termes plus modérés et n'a pas abrogé la charte de 1988.
Source : The Avalon Project, Yale Law School — Hamas Covenant 1988
En mai 1967, le président égyptien Gamal Abdel Nasser expulsa la Force d'urgence de l'ONU du Sinaï (19 mai), massa des troupes dans le Sinaï et, les 22–23 mai, ferma le détroit de Tiran à la navigation israélienne — un acte qu'Israël avait déclaré constituer un casus belli ; dans un discours du 26 mai 1967, Nasser déclara que « notre objectif fondamental sera la destruction d'Israël ». Israël lança une frappe préventive le 5 juin 1967, ouvrant la guerre des Six Jours.
Source : U.S. Department of State, Office of the Historian, Milestones; Nasser speech, 26 May 1967
Le 6 octobre 1973, pendant le jour saint juif de Yom Kippour, l'Égypte et la Syrie lancèrent une attaque surprise coordonnée contre les forces israéliennes dans la péninsule du Sinaï et sur le plateau du Golan, déclenchant la guerre israélo-arabe de 1973 (guerre de Kippour).
Source : U.S. Department of State, Office of the Historian, Milestones
La Charte nationale palestinienne de l'OLP de 1968 déclarait l'établissement d'Israël « entièrement illégal » (article 19) et désignait la lutte armée comme « la seule voie pour libérer la Palestine » (article 9) ; dans les lettres d'Oslo de 1993, le président de l'OLP Yasser Arafat reconnut le droit d'Israël à exister et renonça au terrorisme, et l'OLP déclara que les dispositions de la charte incompatibles avec cet engagement étaient caduques. Le slogan « du fleuve à la mer », compris par des organismes tels que le Département d'État américain et des groupes de défense des droits civiques comme niant l'existence d'Israël à l'intérieur de toute frontière, n'a pas d'origine unique, datée et faisant autorité, et est utilisé par diverses parties avec des significations contestées.
Source : The Avalon Project, Yale Law School — Palestinian National Charter (1968)
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