Morteza Neydavoud
Morteza Neydavoud · Arts & littérature
Morteza Neydavoud naît à Téhéran en 1900 dans une famille juive persane de musiciens — son père Bala Khan jouait du tombak — et il fut juif toute sa vie, l'un de ces nombreux musiciens juifs qui ont conservé la musique classique persane à une époque où l'exercer n'apportait guère d'honneur social et où les minorités religieuses remplissaient la profession.
1900, Téhéran — 12 août 1990, Los Angeles
Iran, États-Unis
Origines et jeunesse
Morteza Neydavoud naît à Téhéran en 1900 dans une famille juive persane de musiciens — son père Bala Khan jouait du tombak — et il fut juif toute sa vie, l'un de ces nombreux musiciens juifs qui ont conservé la musique classique persane à une époque où l'exercer n'apportait guère d'honneur social et où les minorités religieuses remplissaient la profession.
Travail et carrière
Il commence le tar enfant, étudie auprès d'Aqa Hoseynqoli et de Darvish Khan, les maîtres de l'instrument, et à vingt ans compte parmi les meilleurs joueurs d'Iran. À partir de 1927 il enregistre sur une échelle qu'aucun musicien persan n'avait tentée, quelque trois cents disques, et en 1969-1971 il fixe pour la Radio nationale une exécution complète du radif, le répertoire canonique de la musique classique persane, en trois cents heures d'enregistrement qui sont aujourd'hui le document de référence de la tradition.
Il compose Morq-e sahar, « L'oiseau de l'aube », sur un poème de Malek o-Sho'ara Bahar, que la chanteuse Qamar ol-Molouk Vaziri rendit célèbre : chanson d'un oiseau en cage appelant l'aube à briser la nuit du tyran, on la chante en Iran comme un hymne à la liberté depuis un siècle, et de nouveau à chaque protestation. Il accompagna Qamar, première femme à se produire dévoilée en public en Iran, lors de son concert historique de 1924, et forma deux générations d'instrumentistes ainsi que nombre des grands chanteurs du siècle.
Il quitte l'Iran après la révolution de 1979 et meurt à Los Angeles le 12 août 1990. La communauté juive d'Iran, l'une des plus anciennes du monde, a donné à la musique persane plusieurs de ses plus grands interprètes, et il fut le premier d'entre eux.
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Source : Encyclopaedia Iranica, « Neydāvūd, Mortażā » ; Bibliothèque du Congrès, collection de musique persane ; Radio Iran, archives
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Morteza Neydavoud naît à Téhéran en 1900 dans une famille juive persane de musiciens — son père Bala Khan jouait du tombak — et il fut juif toute sa vie, l'un de ces nombreux musiciens juifs qui ont conservé la musique classique persane à une époque où l'exercer n'apportait guère d'honneur social et où les minorités religieuses remplissaient la profession.
Source : Encyclopaedia Iranica, « Neydāvūd, Mortażā » ; Bibliothèque du Congrès, collection de musique persane ; Radio Iran, archives