Michel Devoret · Sciences & médecine
Michel Henri Devoret est né à Paris le 5 mars 1953 et s'est d'abord formé comme ingénieur, diplômé de l'École nationale supérieure des télécommunications en 1975, avant de se tourner vers la physique à l'université d'Orsay.
5 mars 1953, Paris, France
Paris · Saclay · Berkeley · New Haven · Santa Barbara
Origines et jeunesse
Michel Henri Devoret est né à Paris le 5 mars 1953 et s'est d'abord formé comme ingénieur, diplômé de l'École nationale supérieure des télécommunications en 1975, avant de se tourner vers la physique à l'université d'Orsay. Dans un entretien d'histoire orale enregistré en 2021, il a déclaré que ses parents étaient d'origine juive, même s'ils n'étaient pas religieux. Il soutient son doctorat en 1982, préparé au centre de Saclay du Commissariat à l'énergie atomique, puis passe deux ans, de 1982 à 1984, comme chercheur postdoctoral dans le laboratoire de John Clarke à l'université de Californie à Berkeley.
Travail et carrière
Là, en 1984 et 1985, avec Clarke et John Martinis, alors doctorant, il construit un circuit de supraconducteurs séparés par une fine couche isolante et montre que ce système, assez grand pour tenir dans la main, franchit une barrière par effet tunnel et n'absorbe ou n'émet d'énergie que par quantités fixes. De retour en France, il fonde avec Daniel Esteve et Cristian Urbina le groupe Quantronique à Saclay, qui invente une pompe à électrons, observe directement la charge des paires de Cooper et réalise un bit quantique supraconducteur, le quantronium.
Il rejoint l'université Yale en 2002, où il contribue avec Robert Schoelkopf et Steven Girvin à mettre au point le transmon, un qubit supraconducteur aujourd'hui largement utilisé, et ouvre en 2009 la voie du fluxonium ; à partir de 2007, il occupe aussi la chaire de physique mésoscopique au Collège de France. En 2023, il devient scientifique en chef pour le matériel quantique de Google Quantum AI et, en 2024, il quitte Yale pour un poste de professeur à l'université de Californie à Santa Barbara.
Reconnaissance
En 2025, il partage le prix Nobel de physique avec John Clarke et John Martinis, « pour la découverte de l'effet tunnel quantique macroscopique et de la quantification de l'énergie dans un circuit électrique », des travaux qui, selon l'Académie royale des sciences de Suède, ouvrent la voie aux ordinateurs, à la cryptographie et aux capteurs quantiques.
Vérifiez et approfondissez avec ces références externes.
Source : Wikipedia — Michel Devoret
Cette page paraît en sept langues à partir d'une source anglaise. Les traductions sont relues, mais une erreur peut passer. Si vous en repérez une sur cette fiche — un mot fautif, une date perdue, une phrase qui dit autre chose que l'anglais —, signalez-la-nous.
Michel Henri Devoret est né à Paris le 5 mars 1953 et s'est d'abord formé comme ingénieur, diplômé de l'École nationale supérieure des télécommunications en 1975, avant de se tourner vers la physique à l'université d'Orsay.
Source : Wikipedia — Michel Devoret