DC
Arts & littérature

David Cohen (David the Red Sea Singer)

VIP · Hommage personnel
Partager
Qui

David Cohen (David the Red Sea Singer) · Arts & littérature

Quoi

David Cohen, né à Tel-Aviv le 25 novembre 1942, est le chanteur israélien que l'Europe des années 1960 a connu sous le nom de David the Red Sea Singer, le chanteur de la mer Rouge.

Quand

25 novembre 1942, Tel-Aviv, Israël

Israël, Europe et Amérique

Biographie
Comment & pourquoi

Le nom et la famille

David Cohen, né à Tel-Aviv le 25 novembre 1942, est le chanteur israélien que l'Europe des années 1960 a connu sous le nom de David the Red Sea Singer, le chanteur de la mer Rouge. Il ne faut pas le confondre avec le contre-ténor David D'Or, né en 1965. Il est un fils de la famille de Yaakov Shlomo Cohen, monté du Yémen avec la deuxième alya et devenu l'un des dirigeants de la Fédération des Yéménites du pays : son frère Itamar Cohen était le soliste de la troupe du Nahal, son frère Shlomo Cohen était Souleiman le Grand, pionnier du chant collectif israélien, et Yizhar Cohen, vainqueur de l'Eurovision pour Israël en 1978, est son neveu.

La famille atteste cette filiation, et l'encyclopédie hébraïque note de son côté que le plus jeune fils de cette maison, David, était lui aussi dans la troupe du Nahal, et qu'un soliste nommé Dudu Cohen y chantait Anat sur le disque de 1962 — l'un des plus rares qu'aient laissés les troupes militaires. Trouw, qui l'interroge en août 1967, écrit que son père était officiant à la synagogue et que la famille était venue du Yémen.

Les débuts, et Eilat

Il chante depuis l'âge de douze ans, passe par un petit groupe, et au sortir du service militaire l'impresario Rafi Nelson l'engage au club End of the World d'Eilat, sur le golfe d'Akaba, où il fait chanter et taper des mains les touristes et où, une fois, il chante sous l'eau en scaphandre. Puis il part voir le monde : en bateau par la Turquie et la Grèce jusqu'à Venise, puis Vienne, Berlin et des villes suisses, et enfin les Pays-Bas, où il reste.

De Telegraaf, en avril 1967, précisait : il avait commencé à douze ans avec quatre frères, tous devenus chanteurs professionnels et engagés dans des clubs américains ; et c'est dans les spectacles de l'armée, avec deux d'entre eux, qu'il avait pris goût à la scène.

Sur scène

Il chante en arménien, en grec, en anglais, en hébreu, en espagnol et en italien — et en yiddish sur le film de 1968 de Trinkt Le Chaim —, alors qu'il en parle trois : l'hébreu, l'anglais et l'espagnol ; la presse néerlandaise de 1967, qui lui comptait six langues sur scène, notait déjà qu'il en chantait plus qu'il n'en parlait. Il arrange à sa façon chansons populaires et spirituals, s'accompagne à la guitare ou à l'un des tambours de sa collection, et chante sans micro.

Les Pays-Bas, 1967-1968

On le voit à la télévision dans l'émission pop Fanclub le 10 février 1967 — De Telegraaf attribue à lui et à un groupe beat de Tilburg la réussite de toute l'émission — puis le 5 mai, au même programme que Pink Floyd, les Kinks et Manfred Mann, et dans Scala Variété en février 1968 ; il chante sept soirs par semaine dans les clubs Bouwes de Zandvoort, à la taverne folk de Cobi Schreijer à Haarlem, au festival Folk '67 d'Utrecht aux côtés de Julie Felix, et en janvier 1968 il est l'un des quatre Israéliens — avec Motke Hen et Rafi Nelson — qui ouvrent le club folk Jerusalem of Gold sur l'Amstel, à Amsterdam.

Les tournées le portent aussi à la télévision en Suisse, en Autriche, en Allemagne et en Belgique : la télévision flamande le programme le 24 août 1968 dans l'émission pour la jeunesse Tienerklanken, lors d'une soirée diffusée d'Ostende. Le club Jerusalem of Gold, dont il partage l'affiche, avait ouvert le 15 janvier 1968 ; en juillet 1967 il avait aussi chanté au Vondelpark au profit du Fonds mondial pour la nature, et Het Parool le disait « un garçon doué — non seulement parce qu'il chante admirablement les chansons israéliennes et espagnoles, mais parce qu'il est si habile à la guitare et au tambour ».

La saison d'été de Zandvoort finie, il fait avec Rafi Nelson d'une péniche un petit théâtre où il continue de chanter — c'est à quoi renvoie le portrait légendé « habiter sur un bateau ».

Israël, partout où il chante

Il emporte Israël partout où il chante : au grand festival de la nuit de Pourim à Hilversum, le 1er avril 1967, au profit de l'Alyat Hanoar ; comme attraction de la fête de l'Indépendance au Kurhaus de La Haye, en mai ; au dîner de Hanoucca du restaurant israélien Tel Aviv d'Amsterdam, en décembre ; et, lorsque éclate la guerre des Six Jours, en studio, où la maison Basart lui fait graver We Shall Overcome et Oh, Eilat, la moitié du bénéfice net allant à la campagne néerlandaise de soutien à Israël — Trouw écrira qu'il a fait pendant cette guerre, aux Pays-Bas, une sorte de relations publiques pour son pays.

Les disques, puis l'Amérique

Trois 45-tours paraissent sur le label néerlandais Whamm — The Oriental Beat Goes On, Anou Nitgaber, Trinkt Le Chaim — et en mars 1968 il part avec Rafi Nelson, par l'entremise du chanteur juif néerlandais Leo Fuld, pour six mois dans un café de New York, puis le Mexique et les Antilles néerlandaises. The Oriental Beat Goes On est gravé sur une mélodie turque arrangée par Ted Powder et mise en paroles par Rafi Nelson, avec Sometimes I Feel Like a Motherless Child au verso, et lance une danse du même nom, présentée à Fanclub par la troupe d'Helen Le Clerq.

Quatre ans plus tard, la presse des Antilles néerlandaises le compte encore parmi les Israéliens connus à l'étranger, aux côtés des Ofarim, de Chaim Topol, de Rika Zaraï et de Mike Brant. Plus tard, sous le nom de David Dor, il enregistre cinq albums — Boi Teiman, folklore israélo-yéménite ; Songs of the Armenian People ; International ; Spanish Nostalgia ; Head to Head — soit soixante et une chansons en hébreu, en arménien, en espagnol et en anglais.

Le contrat new-yorkais, obtenu par l'entremise de Leo Fuld, était pour le Sahbra, le club israélien que le chanteur yiddish tint dix ans au 253 West 72nd Street ; de là il devait gagner le Mexique puis les Antilles néerlandaises, et rentrer en fin d'année graver six disques pour Basart. En 2017, le label tel-avivien Fortuna Records a fait figurer un morceau signé David Dor, Sapri Tama, sur sa compilation Da'asa: The Haunting Sounds of Yemenite-Israeli Funk 1973-1984 — le même titre figure sur son propre album International.

Vie personnelle

Il épouse en 1968 la Suédoise Nicky, dont il a une fille, Dorit ; après leur divorce, il épouse Debra en 1979, à qui il est toujours marié et dont sont nés Daniel et Dalit. Il a six petits-enfants et vit aujourd'hui à Los Angeles.

Médias & archives

Photographies, coupures de presse et films réunis pour cet hommage. Chacun porte sa source et sa date.

David Cohen sur scène, micro à la mainPhotographie de famille
L'école de plongée de Rafi Nelson à Eilat, où furent donnés un concert sous-marin et un mariage sous-marin ; le journal note que Nelson est aussi l'imprésario de « David, le chanteur de la mer Rouge ».De Telegraaf, 6 janvier 1967
Première trace de lui dans la presse néerlandaise : « le jeune Israélien David, d'Eilat » à une soirée d'entreprise à Rotterdam — déjà entendu à la radio, bientôt à la télévision.Het Vrije Volk, 17 janvier 1967
Critique télé : le Red Sea Singer israélien a fait la soiréeDe Telegraaf, 11 février 1967
Festival de la nuit de Pourim à Hilversum, au profit de l'Alyat HanoarNieuw Israelietisch Weekblad, 10 mars 1967
Bras dessus bras dessous avec Ome Loeks, le cheval de Groningue — la photo que le journal publia avec son portrait.Nieuwsblad van het Noorden, 17 mars 1967
De la mer Rouge aux Pays-Bas — il chante sans microNieuwsblad van het Noorden, 17 mars 1967
Peter Horvers annonce le 45 tours « The Oriental Beat Goes On », bâti sur une mélodie turque, et la danse qu'il lance. Il chante en cinq langues et joue de toutes les percussions ; il a commencé à chanter à douze ans avec quatre frères, tous devenus professionnels.De Telegraaf, 15 avril 1967
La fête de l'Indépendance d'Israël au Kurhaus de Scheveningen, le 14 mai 1967 : « une attraction particulière : le tour de chant de David the Red Sea Singer ».Nieuw Israëlietisch Weekblad, 12 mai 1967
Le grand entretien, avec le portrait sur un canal d'Amsterdam : à vingt-quatre ans il chante sept soirs par semaine dans les boîtes du groupe Bouwes, s'accompagne à la guitare ou au tof, et explique pourquoi il a quitté Eilat — « je voulais voir quelque chose du monde par moi-même ».Het Rotterdamsch Parool, 3 juin 1967
Le disque gravé pour Israël quelques jours après la guerre des Six JoursDe Volkskrant, 13 juin 1967
Vondelpark, Amsterdam, au profit du Fonds mondial pour la nature : « un garçon doué, ce David — non seulement parce qu'il chante admirablement les chansons israéliennes et espagnoles, mais parce qu'il est si habile à la guitare et au tambour ».Het Parool, 25 juillet 1967
Portrait paru avec l'entretien de Trouw, légendé « … habiter sur un bateau … » — la péniche sur un canal d'Amsterdam dont il rêvait à vingt-cinq ans.Trouw, 12 août 1967
« David le chanteur de la mer Rouge aimerait rester encore un peu » : à vingt-cinq ans il rêve d'une péniche sur un canal, fait « les relations publiques de son peuple auprès de la jeunesse », et le journal donne son vrai nom — David Cohen. À côté, une photographie de lui dans un kibboutz.Trouw, 12 août 1967
Le festival Folk '67 à Utrecht, le 28 décembre 1967 : David the Red Sea Singer à l'affiche aux côtés de Julie Felix, Cobi Schreijer et des Indian Dancers.Trouw, 25 novembre 1967
Dîner de Hanoucca au restaurant israélien Tel-Aviv, à Amsterdam, le 27 décembre 1967, avec un tour de chant du « célèbre chanteur David The Red Sea Singer ».Nieuw Israëlietisch Weekblad, 15 décembre 1967
La pochette de son premier 45 tours, Whamm PS 015 : « The Oriental beat goes on » / « Sometimes I feel like a motherless child », le chanteur à sa darbouka. Le texte de pochette dit que sa voix de ténor « connut une immense popularité dans tout Israël ».Pochette du 45 tours Whamm PS 015, 1967
Quatre Israéliens ouvrent le club folk Jerusalem of Gold à AmsterdamAlgemeen Handelsblad, 16 janvier 1968
L'ouverture du club de folk Jerusalem of Gold sur l'Amstel : Motke Hen le tient avec Rafi Nelson « en étroite collaboration avec le jeune David the Red Sea Singer, déjà connu ici ».Het Rotterdamsch Parool, 20 janvier 1968
La télévision néerlandaise, Nederland 1, le 3 février 1968 : « Scala Variété » avec Johnny Buchardt, Conny van den Bos et David the Red Sea Singer.Het Vrije Volk, 3 février 1968
Il n'est pas expulsé : il part pour New YorkTrouw, 2 mars 1968
Theo Roos chronique ses disques : « The Oriental Beat Goes On » (Whamm PS 015), la version hébraïque de « We shall overcome — Anu Nitgaber » et « Hadji Baba » (PS 021 et 023). L'article raconte les spectacles de l'armée, le contrat d'Eilat et les tournées en Suisse, en Autriche, en Allemagne et en Belgique.Nieuw Israëlietisch Weekblad, 19 avril 1968
La télévision belge, le 24 août 1968 : David the Red Sea Singer à l'émission pour la jeunesse « Tienerklanken », dans une soirée diffusée d'Ostende.Limburgsch Dagblad, 24 août 1968
Quatre ans plus tard, un entretien avec le chanteur Zvika Pick énumère les Israéliens qui s'étaient fait un nom à l'étranger : « les Ofarim, Chaim Topol, Rika Zaraï, Mike Brant et David the Red Sea Singer ».Amigoe di Curaçao, 15 juin 1971

Films

Chaînes et playlists

Documents publiés à la demande expresse de la famille, qui les a fournis ou autorisés.

Sources & liens externes

Vérifiez et approfondissez avec ces références externes.

Nieuwsblad van het Noorden, 17 mars 1967 — portrait : son vrai nom est David CohenHet Rotterdamsch Parool, 3 juin 1967 — six langues, guitare et tambour, sans microDe Volkskrant, 13 juin 1967 — le disque au profit de l'action IsraëlDe Telegraaf, 11 février 1967 — la critique de FanclubAlgemeen Handelsblad, 16 janvier 1968 — l'ouverture du club Jerusalem of GoldTrouw, 2 mars 1968 — départ pour New York avec Rafi NelsonNieuw Israelietisch Weekblad, 10 mars 1967 — festival de Pourim au profit de l'Alyat HanoarWikipedia (HE) — יעקב שלמה כהן (la famille yéménite Cohen)De Telegraaf, 15 avril 1967 — le 45 tours, les cinq langues et les quatre frères chanteursHet Parool, 3 juin 1967 — l'entretien : Eilat, le voyage, les clubs BouwesHet Parool, 25 juillet 1967 — le gala du Fonds mondial pour la nature au VondelparkTrouw, 12 août 1967 — la famille venue du Yémen, le père officiant à la synagogueNieuw Israelietisch Weekblad, 12 mai 1967 — fête de l'Indépendance au Kurhaus de ScheveningenTrouw, 25 novembre 1967 — le festival Folk '67 d'UtrechtHet Rotterdamsch Parool, 20 janvier 1968 — Jerusalem of Gold, avec Motke Hen et Rafi NelsonHet Vrije Volk, 3 février 1968 — Scala Variété à la télévision néerlandaiseNieuw Israelietisch Weekblad, 19 avril 1968 — la chronique de ses trois disques WhammLimburgsch Dagblad, 24 août 1968 — Tienerklanken à la télévision flamande, d'OstendeNieuw Israelietisch Weekblad, 10 septembre 1971 — Motke Hen et les artistes de Jerusalem of GoldAmigoe di Curaçao, 15 juin 1971 — cité parmi les Israéliens connus à l'étrangerPochette du 45 tours Whamm PS 015 — le texte de pochette d'origineLeo Fuld — Wikipedia (le Sahbra, son club israélien de New York)Fortuna Records — Da'asa: The Haunting Sounds of Yemenite-Israeli Funk 1973-1984WikipediaWikipedia (EN)Encyclopaedia BritannicaJewish Virtual LibraryWikidata

Source : Nieuwsblad van het Noorden (17 mars 1967) et De Volkskrant (13 juin 1967), archives Delpher

Cette page paraît en sept langues à partir d'une source anglaise. Les traductions sont relues, mais une erreur peut passer. Si vous en repérez une sur cette fiche — un mot fautif, une date perdue, une phrase qui dit autre chose que l'anglais —, signalez-la-nous.

Contributions et sources

David Cohen, né à Tel-Aviv le 25 novembre 1942, est le chanteur israélien que l'Europe des années 1960 a connu sous le nom de David the Red Sea Singer, le chanteur de la mer Rouge.

1967

Source : Nieuwsblad van het Noorden (17 mars 1967) et De Volkskrant (13 juin 1967), archives Delpher