Richard Gerstl
Richard Gerstl · Arts & littérature
Richard Gerstl naît à Vienne le 14 septembre 1883, fils d'Emil Gerstl, marchand et spéculateur en Bourse juif originaire de Hongrie, et de Maria Pfeiffer, qui n'était pas juive ; l'ascendance juive est documentée au degré du père, et cette fiche dit nettement que rien dans les sources ne montre la famille pratiquant le judaïsme, et que Gerstl lui-même n'a laissé aucune déclaration de croyance.
14 septembre 1883, Vienne — 4 novembre 1908, Vienne
Autriche
Origines et jeunesse
Richard Gerstl naît à Vienne le 14 septembre 1883, fils d'Emil Gerstl, marchand et spéculateur en Bourse juif originaire de Hongrie, et de Maria Pfeiffer, qui n'était pas juive ; l'ascendance juive est documentée au degré du père, et cette fiche dit nettement que rien dans les sources ne montre la famille pratiquant le judaïsme, et que Gerstl lui-même n'a laissé aucune déclaration de croyance.
Travail et carrière
Il entre à quinze ans à l'Académie des beaux-arts de Vienne, se querelle avec son enseignement, refuse d'exposer avec la Sécession et travaille presque entièrement seul, dans un atelier de la Liechtensteinstrasse. Ce qu'il y peignit n'avait pas d'équivalent en Europe à cette date : des portraits où le modèle se dissout en plaques et en griffures de peinture, des figures entières rendues en touches qui semblent posées aux doigts, et une série d'autoportraits, dont l'un nu sur fond bleu, qui devancent de plusieurs années l'expressionnisme de Kokoschka et de Schiele.
Il fut, au jugement des historiens ultérieurs, le premier expressionniste autrichien, et n'eut presque aucun public de son vivant. Il se lie à Arnold Schoenberg, à qui il apprend à peindre, passe deux étés avec le cercle du compositeur à Gmunden, et commence en 1908 une liaison avec Mathilde, la femme de Schoenberg. Elle part avec Gerstl, puis, persuadée par Anton Webern et par la pensée de ses enfants, retourne auprès de son mari.
Le cercle se referma contre lui. Dans la nuit du 4 novembre 1908, seul dans son atelier, Gerstl brûla une grande part de ses papiers et de ses dessins, se poignarda et se pendit devant le miroir qui lui servait pour les autoportraits ; il avait vingt-cinq ans. L'œuvre restante, quelque soixante-dix tableaux, fut remisée par son frère et oubliée, et redécouverte par le marchand Otto Kallir en 1931. Elle est aujourd'hui au Leopold Museum et au Belvédère.
Vérifiez et approfondissez avec ces références externes.
Source : Leopold Museum, Vienne, catalogue Richard Gerstl (2017) ; Neue Galerie New York ; Hans Morgenstern, Jüdisches Biographisches Lexikon
Cette page paraît en sept langues à partir d'une source anglaise. Les traductions sont relues, mais une erreur peut passer. Si vous en repérez une sur cette fiche — un mot fautif, une date perdue, une phrase qui dit autre chose que l'anglais —, signalez-la-nous.
Richard Gerstl naît à Vienne le 14 septembre 1883, fils d'Emil Gerstl, marchand et spéculateur en Bourse juif originaire de Hongrie, et de Maria Pfeiffer, qui n'était pas juive ; l'ascendance juive est documentée au degré du père, et cette fiche dit nettement que rien dans les sources ne montre la famille pratiquant le judaïsme, et que Gerstl lui-même n'a laissé aucune déclaration de croyance.
Source : Leopold Museum, Vienne, catalogue Richard Gerstl (2017) ; Neue Galerie New York ; Hans Morgenstern, Jüdisches Biographisches Lexikon