José Aboulker
José Aboulker · Héros d'Israël
José Aboulker naît à Alger le 19 mars 1920 dans l'une des grandes familles juives d'Algérie, d'origine espagnole et de tradition rabbinique : son père Henri Aboulker est professeur de chirurgie et président du mouvement sioniste local, sa mère Berthe Bénichou-Aboulker, poétesse et dramaturge, a sa propre fiche sur ce site, et son grand-père Moïse Aboulker avait été le premier juif algérien docteur en médecine de France.
19 mars 1920, Alger — 17 novembre 2009, Paris
Algérie, France
Origines et jeunesse
José Aboulker naît à Alger le 19 mars 1920 dans l'une des grandes familles juives d'Algérie, d'origine espagnole et de tradition rabbinique : son père Henri Aboulker est professeur de chirurgie et président du mouvement sioniste local, sa mère Berthe Bénichou-Aboulker, poétesse et dramaturge, a sa propre fiche sur ce site, et son grand-père Moïse Aboulker avait été le premier juif algérien docteur en médecine de France.
Travail et carrière
Étudiant en médecine en 1940, il est chassé de l'université par les lois de Vichy qui retirent aux juifs d'Algérie la citoyenneté française qu'ils tenaient depuis 1870. Il monte, avec ses cousins et ses amis, un réseau clandestin de quelque 400 jeunes volontaires, juifs pour la plupart, et prend contact avec le consul américain Robert Murphy. Dans la nuit du 7 au 8 novembre 1942, tandis que la flotte anglo-américaine approche, son groupe s'empare du commissariat central, du central téléphonique, de la radio, du palais du gouverneur général et de l'état-major d'Alger, retient plusieurs heures le général Juin et l'amiral Darlan et tient la ville paralysée jusqu'au débarquement, si bien qu'Alger tombe en une journée presque sans combat.
L'opération Torch est la première grande offensive alliée de la guerre à l'Ouest, et son succès à Alger doit beaucoup à l'étudiant de vingt-deux ans qui l'avait préparée. Les fonctionnaires de Vichy laissés en place par les Américains l'emprisonnent avec ses compagnons pendant des semaines.
Reconnaissance
Libéré, il rejoint la France libre à Londres, est parachuté en France occupée en 1943 pour organiser le service de santé de la Résistance, et est fait Compagnon de la Libération par de Gaulle, avec la Croix de guerre et la Medal of Freedom américaine. Après la guerre il devient neurochirurgien et professeur à Paris, siège à l'Assemblée consultative et, député communiste d'Alger en 1946, plaide pour l'égalité des droits politiques des musulmans d'Algérie. Il meurt à Paris le 17 novembre 2009.
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Source : Ordre de la Libération, dossier José Aboulker ; Musée ANU (Tel-Aviv) ; World Jewish Congress
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José Aboulker naît à Alger le 19 mars 1920 dans l'une des grandes familles juives d'Algérie, d'origine espagnole et de tradition rabbinique : son père Henri Aboulker est professeur de chirurgie et président du mouvement sioniste local, sa mère Berthe Bénichou-Aboulker, poétesse et dramaturge, a sa propre fiche sur ce site, et son grand-père Moïse Aboulker avait été le premier juif algérien docteur en médecine de France.
Source : Ordre de la Libération, dossier José Aboulker ; Musée ANU (Tel-Aviv) ; World Jewish Congress