Jean Zay
Jean Zay · Philosophie & sciences sociales
Jean Zay naquit à Orléans le 6 août 1904, fils de Léon Zay, directeur du journal radical Le Progrès du Loiret, Juif laïque dont les parents avaient quitté l'Alsace en 1871 pour rester français, et d'Alice Chartrain, institutrice protestante dans l'Église de laquelle il fut élevé ; cette fiche repose sur son père et ses grands-parents paternels juifs, et note que les antisémites de Vichy n'eurent besoin de rien de plus pour le dire juif.
6 août 1904, Orléans, France — 20 juin 1944, forêt de Molles, Allier, France
Orléans, Paris, Riom
Origines et jeunesse
Jean Zay naquit à Orléans le 6 août 1904, fils de Léon Zay, directeur du journal radical Le Progrès du Loiret, Juif laïque dont les parents avaient quitté l'Alsace en 1871 pour rester français, et d'Alice Chartrain, institutrice protestante dans l'Église de laquelle il fut élevé ; cette fiche repose sur son père et ses grands-parents paternels juifs, et note que les antisémites de Vichy n'eurent besoin de rien de plus pour le dire juif.
Travail et carrière
Avocat à vingt-quatre ans et député du Loiret à vingt-sept, il avait trente et un ans quand Léon Blum fit de lui le ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts du gouvernement de Front populaire de juin 1936, le plus jeune ministre de la IIIe République, et en trois ans il changea le visage de la culture française : il porta la scolarité obligatoire à quatorze ans, ouvrit les lycées aux enfants du peuple, donna aux écoles le sport et la lecture, créa le Centre national de la recherche scientifique, le CNRS, en octobre 1939 dans les dernières semaines de son ministère, fonda le musée de l'Homme et le palais de la Découverte, et prépara pour septembre 1939 le premier Festival international du film à Cannes, que la guerre repoussa à 1946.
Engagé comme lieutenant en 1939, embarqué sur le Massilia pour l'Afrique du Nord en juin 1940 afin de poursuivre le combat, il fut arrêté par Vichy, jugé pour « désertion » et condamné à la déportation à vie, sentence que la presse de Vichy elle-même expliqua par son « origine juive » ; il passa quatre ans à la prison de Riom, écrivant Souvenirs et solitude. Le 20 juin 1944, trois miliciens le tirèrent de sa cellule sous un faux ordre de transfert, le conduisirent dans la forêt près de Molles et l'abattirent ; son corps fut retrouvé en 1946.
Le 27 mai 2015, la République le fit entrer au Panthéon, aux côtés de deux femmes de la Résistance et de Pierre Brossolette.
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Source : https://maitron.fr/spip.php?article139516
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Jean Zay naquit à Orléans le 6 août 1904, fils de Léon Zay, directeur du journal radical Le Progrès du Loiret, Juif laïque dont les parents avaient quitté l'Alsace en 1871 pour rester français, et d'Alice Chartrain, institutrice protestante dans l'Église de laquelle il fut élevé ; cette fiche repose sur son père et ses grands-parents paternels juifs, et note que les antisémites de Vichy n'eurent besoin de rien de plus pour le dire juif.
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