Ignác Goldziher
Ignác Goldziher · Philosophie & sciences sociales
Ignác Goldziher naquit à Székesfehérvár, en Hongrie, le 22 juin 1850, dans une famille juive pratiquante d'ascendance espagnole, et resta juif toute sa vie — pendant trente ans secrétaire de la communauté juive néologue de Budapest, poste qu'il prit parce que l'université de son propre pays ne donnait pas de chaire à un Juif, et qu'il tint avec amertume jusqu'à ce qu'à cinquante-quatre ans, en 1905, Budapest le fît enfin professeur.
22 juin 1850, Székesfehérvár, Hongrie — 13 novembre 1921, Budapest, Hongrie
Budapest, Le Caire, Damas
Origines et jeunesse
Ignác Goldziher naquit à Székesfehérvár, en Hongrie, le 22 juin 1850, dans une famille juive pratiquante d'ascendance espagnole, et resta juif toute sa vie — pendant trente ans secrétaire de la communauté juive néologue de Budapest, poste qu'il prit parce que l'université de son propre pays ne donnait pas de chaire à un Juif, et qu'il tint avec amertume jusqu'à ce qu'à cinquante-quatre ans, en 1905, Budapest le fît enfin professeur.
Il avait étudié à Berlin et à Leipzig auprès des grands arabisants de l'époque, et voyagea en 1873 et 1874 à travers la Syrie, la Palestine et l'Égypte, où il fut le premier Européen admis à étudier à la mosquée-université d'al-Azhar au Caire ; le Journal d'Orient qu'il tint montre un jeune Juif priant dans une mosquée et y trouvant « la seule religion où la superstition et les éléments païens sont proscrits par le rationalisme ».
Travail et carrière
Son œuvre fit de lui le fondateur de l'étude moderne de l'islam : les Muhammedanische Studien, en deux volumes de 1889 et 1890, montrèrent par la critique historique et philologique que les hadiths — les traditions des paroles et des actes du Prophète sur lesquelles repose le droit islamique — reflètent largement les querelles des générations postérieures à Mahomet plutôt que ses propres paroles, conclusion qui gouverne la discipline, dans l'accord comme dans la contestation, depuis lors ; ses Leçons sur l'islam de 1910 et ses études sur l'école zahirite, sur l'exégèse coranique et sur les sectes de l'islam l'achevèrent.
Dernières années
Honoré par toutes les académies d'Europe et par la médaille d'or du congrès des orientalistes de Stockholm en 1889, il refusa des chaires à Cambridge et à Heidelberg pour rester en Hongrie, et mourut à Budapest le 13 novembre 1921. Sa science de l'islam fut celle d'un Juif qui étudia une autre foi avec respect et rigueur, et les savants musulmans le lisent depuis un siècle comme l'un de leurs interlocuteurs.
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Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Ign%C3%A1c_Goldziher
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Ignác Goldziher naquit à Székesfehérvár, en Hongrie, le 22 juin 1850, dans une famille juive pratiquante d'ascendance espagnole, et resta juif toute sa vie — pendant trente ans secrétaire de la communauté juive néologue de Budapest, poste qu'il prit parce que l'université de son propre pays ne donnait pas de chaire à un Juif, et qu'il tint avec amertume jusqu'à ce qu'à cinquante-quatre ans, en 1905, Budapest le fît enfin professeur.
Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Ign%C3%A1c_Goldziher
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